Lors de l’introduction d’un nouveau locataire dans un logement, il est nécessaire d’établir en bonne et due forme un bail de location.

Ce contrat cadre la location par les informations qu’il contient. Il doit être signé par les deux partis, afin d’attester avoir pris connaissance des règles et devoirs qu’implique la location du logement.

Mais certaines zones peuvent paraître floues, au regard des termes incompréhensibles ou d’informations édulcorées qui ne divulguent pas noir sur blanc la liste exhaustive de ce qui est dû par chacun. Qu’en est-il du chauffe-eau ?

Chauffe-eau électrique ; chauffe-eau au gaz… Qui doit l’entretenir ?

Après la signature d’un bail, le locataire sait qu’il a des devoirs envers le logement qu’il loue. Il doit l’entretenir, le garder en bon état et ne pas hésiter à faire des petites réparations lorsque c’est nécessaire. L’usage courant d’un logement lui confère une usure du temps, c’est pourquoi il est souhaitable que le locataire prenne soin de l’ensemble du logement.

D’après le décret n°87-712 de 1987, le locataire se doit de financer et d’effectuer des réparations locatives. Cela comprend de nombreuses petites choses : changer les joints de douche ou de baignoire ; les réparations lors de fuites d’eau ; changer les ampoules qui ne fonctionnent plus ; le remplacement du pommeau de douche hors d’usage ; etc.

Il convient aussi de parler du ballon d’eau chaude, qui est d’emploi quotidien dans le logement ! Et en matière de gros appareil, la charge est partagée.

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L’entretien à la charge du locataire

En signant le bail de location, le locataire a accepté de se charger des réparations locatives. Cela inclut donc l’entretien usuel du chauffe-eau.

Si pour le ballon d’eau chaude électrique il n’y a pas grand entretien à faire, le chauffe-eau à gaz nécessite une visite annuelle d’un plombier chauffagiste. Il fera une inspection complète de l’appareil pour vérifier que tout est en bon état de fonctionnement ; un nettoyage ; et vous délivrera un compte-rendu de l’opération contre une somme à payer.

Les petites réparations peuvent être à votre charge, mais pas le remplacement de l’appareil si cela est nécessaire.
Attention, si le chauffe-eau est collectif, le coût des manutentions et de l’entretien revient au syndic de copropriété, et donc au propriétaire !

L’entretien à la charge du propriétaire

Le propriétaire a pour charge les gros œuvres. Si le chauffe-eau a besoin d’être changé, et qu’il est prouvé qu’il doit être changé pour cause d’usure naturelle et non à cause de mauvais comportements venant des locataires, c’est au propriétaire d’assurer son remplacement au plus vite.

Il sera contacté directement par l’agence immobilière afin d’effectuer les démarches nécessaires. Le détartrage du chauffe-eau est lui aussi à la charge du propriétaire.

Et si personne n’est d’accord ?

Les contentieux entre locataires et propriétaires existent. Les contrats de location sont parfois flous, et trouver la bonne information relève du parcours du combattant. Cette zone floue crée la tension, car le locataire estime ne pas avoir été prévenu, et le propriétaire affirme que c’est écrit sur le bail de location.

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Certains locataires peuvent alors s’opposer à entretenir leur chauffe-eau au grand dam du propriétaire. Pourtant, le propriétaire peut se réserver le droit de garder toute ou une partie de la caution en cas de non-entretien du chauffe-eau et de la chaudière au gaz. Il peut également demander la résiliation du bail si cela lui semble nécessaire.

L’entretien d’un chauffe-eau, qu’il soit électrique ou au gaz est nécessaire pour la bonne santé des habitants qui l’utilise quotidiennement.

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